Il y a 150 millions d’années, à l’ère du Jurassique, l’Europe était un archipel d’îles et Crayssac était situé au bord d’une lagune. La végétation y était inexistante ; le climat tropical. Soumise aux phénomènes des marées, cette lagune, très calme, subissait une montée des eaux très lente. Chaque marée haute inondait la vasière sans vague ni ressac et y déposait un fin film de boue. Cette boue, très carbonatée, durcissait sous la chaleur étouffante du climat tropical.
Elle durcissait tellement qu’à la marée suivante, l’eau n’arrivait pas à dissoudre les sédiments déposés lors de la marée précédente composant ainsi un millefeuille de fines lamelles calcaires. Si un animal passait entre deux marées, ses empreintes étaient définitivement conservées.
Le calme de la lagune et la qualité de la boue ont permis d’avoir non seulement de nombreuses empreintes mais surtout des empreintes exceptionnelles avec de nombreux détails.
