Pierre-Jérôme ATGER propose d’intervenir sur l’ensemble du circuit par des réalisations assez modeste. Ces interventions sont basées sur des jeux visuels qui permettent de rapprocher différents plans dans le paysage et ainsi révéler des éléments de ce paysage. Ces trois interventions reprennent le thème de l’eau déjà traitée sur l’aménagement paysager de la tranchée couverte de Constans.
La première intervention se situe au niveau de la tranchée couverte de Constans. C’est le thème de l’eau qui a été retenu pour l’aménagement paysager. Il sera prolongé sur l’ensemble du circuit.
La deuxième intervention sur le site de lous Corols, marque le début de la séquence. A l’horizon un élément inhabituel apparaît, c’est une terre labourée circulaire. Elle est entourée d’une forêt avec un bosquet en son centre : une forme d’œil ou de réceptacle. Au premier plan, Pierre-Jérôme ATGER positionne sur la murette, qui reprend la forme inversée de la colline, un réceptacle en pierre. Il récupèrera l’eau de pluie. En son centre, une boule de bois fait référence au bosquet et sert de flotteur, marquant le niveau d’eau.
Pour inviter le marcheur-spectateur à poursuivre son chemin et lui indiquer la direction à prendre, l’artiste introduit des galets entre les pierres de ce mur : Confrontation de la forme arrondie des galets et de la pierre causse.
L’eau est enfin sous nos yeux, elle serpente au fond de la vallée. Parallèlement à ce ruisseau le chemin semble beaucoup plus rigide et rectiligne. Au premier plan, un rocher s’intercale entre le spectateur et cette vision, Pierre-Jérôme ATGER vient donc graver sur le rocher la partie manquant du chemin et du ruisseau. Mais le tracé du ruisseau est interprété plus librement. Il est difficile de contraindre l’eau…
Le chemin emprunté permet à tous de voir les méandres du Lot en plongée. Sur ce chemin, on a la sensation de vivre sur deux plans. Les pieds sont sur la pierre, univers minéral, le regard lui, est beaucoup plus loin, tantôt dans le ciel, tantôt dans l’eau et on flotte au milieu. En redescendant vers Laroque-des-Arcs qui marque la fin du parcours, la chapelle Saint-Roch apparaît. Elle semble, elle aussi, flotter entre air et eau. Pierre-Jérôme ATGER a disposé un miroir légèrement incliné, le ciel en se reflétant dessus fait disparaître le sol de la chapelle. Elle flotte réellement…

Mise en place : Juillet 2004
Coût de l’intervention : 2000 euros
Contact :
Pierre-Jérôme ATGER
46090 CAHORS
Tel : 05 65 36 69 63 - 06 76 30 40 02